Direction : Yukon via l’Ontario et l’Ouest. Voir la francophonie de ses propres yeux

Le Voyageur, On. Guy Pilote, un Québécois, a pris la route en direction ouest pour aller à la rencontre des francophones vivant en situation minoritaire.

Après avoir fait un peu de recherche et, comme plusieurs Québécois, avoir réalisé qu’il y avait plus de francophones qu’il ne le croyait au Canada, Guy Pilote a eu le gout de partir à la rencontre des Franco-Canadiens. Ce retraité de Shawinigan a entrepris son voyage à la mi-juin et était de passage à Sudbury les 20 et 21 juin.

 

Julien Cayouette (Le Voyageur)

 

Le Voyageur, On. Guy Pilote, un Québécois, a pris la route en direction ouest pour aller à la rencontre des francophones vivant en situation minoritaire.
Guy Pilote a choisi de donner un nom très symbolique à la voiture avec laquelle il fait son périple : «Dolores a été mon prof de français de secondaire 1 qui m’a fait aimer le français. Elle nous avait demandé d’écrire un poème, elle avait été renversée [par le mien] et le cours d’après, elle l’avait lu devant tout le monde. Je me suis mis à aimer le français à partir de ce moment-là.» Photo : Julien Cayouette, avec l’autorisation du journal Le Voyageur
Le projet de M. Pilote est en partie né des propos tenus par Denise Bombardier à l’émission Tout le monde en parle l’automne dernier — la chroniqueuse a déclaré que la francophonie canadienne était presque morte —, «mais surtout [des] réactions des associations partout [au pays] qui ont piqué ma curiosité». Étant lui-même un amoureux de la langue française, les diverses attaques contre la francophonie l’ont dérangé.

«La question que je me posais, c’est comment on définit ça une communauté? Est-ce qu’il y a des communautés francophones ou est-ce qu’il y a des francophones et des francophiles qui sont présents», dit-il. Par exemple, y a-t-il des villes où on entend parler français spontanément un peu partout ou est-ce qu’il faut fréquenter les manifestations francophones pour entendre la langue?

Il dit qu’il est trop tôt pour qu’il ait une réponse définitive à sa question, mais il a déjà visité des municipalités qui répondent à chacune de ces définitions. «C’est ce que je voulais, d’aller constater et d’apporter des nuances dans ma pensée, que ce n’est peut-être pas ni tout un, ni tout l’autre.»

 

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