Rencontre avec le céramiste Joël Brodovski-Adams : La métamorphose par les mains

La Liberté, Man. Il faut voir Joël Brodovsky-Adams en action : la zénitude incarnée, une concentration exemplaire, un bienêtre contagieux. Il élève les parois d’argile de sa pièce qui tourne, tourne et hypnotise

Joël Brodovsky-Adams et la céramique, est-ce une histoire de destinée? Quand il a quitté Winnipeg pour étudier la biologie à l’Université McGill, il ne pensait pas revenir chez lui avec une passion aussi forte, presque existentielle, entre les mains.

 

Morgane Lemée (La Liberté)

 

La Liberté, Man. Il faut voir Joël Brodovsky-Adams en action : la zénitude incarnée, une concentration exemplaire, un bienêtre contagieux. Il élève les parois d’argile de sa pièce qui tourne, tourne et hypnotise
Entre ses favoris, le grès noir et la porcelaine, Joël Brodovsky-Adams est un artiste céramique par passion, avant tout. Photo : Marta Guerrero, avec l’autorisation du journal La Libert

Il l’avait mentionné à une amie avant de déménager à Montréal : «Pourquoi pas prendre un cours de céramique?» Sans le savoir, Joël Brodovsky-Adams posait ainsi le doigt sur son âme d’artiste, une âme de céramiste qu’il n’avait jamais exploitée jusque-là.

«Cette idée, c’était juste pour trouver une activité en dehors de l’université. Je voulais faire quelque chose de manuel, comme une distraction. Après un mois à Montréal, mon amie m’a envoyé plein d’infos sur des cours de céramique. Je me suis inscrit. Et j’ai juste adoré.»

Il faut voir Joël Brodovsky – Adams en action : la zénitude incarnée, une concentration exemplaire, un bienêtre contagieux. Il élève, tout en douceur, les parois d’argile de sa future pièce qui tourne, qui tourne, qui hypnotise. Quel est donc le pouvoir de la céramique?

«Il arrive un point de concentration intense, où quelque chose de méditatif apparait dans le travail de la terre. Tu es dans une zone, comme durant une séance de méditation. C’est un bon moyen de s’échapper, de gérer le stress. Je suis vraiment reconnaissant d’avoir eu la céramique pendant mes années d’études à Montréal.»

Pour son premier cours, Joël Brodovsky-Adams avait choisi Marko Savard, un céramiste montréalais, diplômé du réputé Centre de céramique Bonsecours. «Je l’ai suivi à tous les ateliers où il offrait des cours. J’ai suivi quatre semestres de cours avec lui et un semestre avec Jennifer Wicks. Pendant deux ans et demi, ils ont été mes mentors, ils m’ont tout appris.»

 

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