Jeunes leadeurs bilingues : Intégrer jeunes et communauté pour valoriser le français

Le Voyageur, Ontario. Sept jeunes leadeurs bilingues canadiens ont été sélectionnés pour faire la promotion du bilinguisme au Canada avec l’organisme Français pour l’avenir. Du nombre : Trystan Brodhagen de North Bay.

Trystan Brodhagen de North Bay se trouve parmi sept adolescents canadiens sélectionnés pour le programme de Jeunes leadeurs bilingues de l’organisme Français pour l’avenir, voué à la promotion du bilinguisme au Canada.

Éric Boutilier (Le Voyageur)

L’élève de 12e année fera partie d’un comité jeunesse qui réalisera des projets de rayonnement des deux langues officielles dans son coin de pays.

Pour sa part, Trystan Brodhagen espère trouver de nouveaux moyens pour augmenter les opportunités de s’exprimer en français en milieu rural. Entre autres, il veut convaincre l’organisme Français pour l’avenir de présenter des ateliers dans le Nipissing pour encourager davantage de gens à apprendre et à utiliser la langue au quotidien.

 

L’éducation en français

Depuis son enfance, Trystan Brodhagen a voulu apprendre et maitriser la langue de Molière. Ce jeune francophile du Nipissing reco

Le Voyageur, Ontario. Sept jeunes leadeurs bilingues canadiens ont été sélectionnés pour faire la promotion du bilinguisme au Canada avec l’organisme Français pour l’avenir. Du nombre : Trystan Brodhagen de North Bay.
Le francophile Trystan Brodhagen. Crédit : Trystan Brodhagen

nnait toutefois que les services ne sont pas toujours offerts dans sa ville natale, malgré sa désignation sous la Loi sur les services en français de l’Ontario.

Pour tenter de combler ces lacunes, Trystan Brodhagen espère consulter ses collègues du programme de Jeunes leadeurs bilingues afin de découvrir des initiatives qui fonctionnent ailleurs au pays et de développer des solutions durables qui favoriseront l’utilisation du français à North Bay.

« Il y a plusieurs personnes qui fréquentent une école de langue française ou qui font leurs études dans un programme d’immersion. Par contre, après qu’ils ont terminé leurs études, ils vont souvent travailler en anglais, ce qui fait en sorte qu’ils vont perdre leur français. C’est quelque chose dont je veux vraiment freiner, car c’est de cette façon que la langue se perd dans la société », fait-il remarquer.

Il veut commencer par approcher les jeunes. « J’ai déjà fréquenté une école francophone, mais j’ai trouvé que c’était vraiment difficile [pour moi]. J’avais vraiment de la misère à apprendre le français. S’il y avait plus d’activités dans la communauté pour les jeunes [afin qu’ils puissent célébrer la culture francophone], ça serait plus amusant et nous aurons plus de personnes qui voudront s’exprimer en français à l’avenir. »