3,4 millions de $ pour le développement social des communautés francophones et acadiennes du Canada

André Magny (Francopresse)
Crédit : FAFA

En concertation avec l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), la Commission nationale des parents francophones (CNPF) et la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) fait partie des organismes canadiens ayant reçu en octobre près de 3 millions et demie de dollars d’Ottawa afin de lancer 29 projets dans les communautés francophones en situation minoritaire.

Regroupant une douzaine d’associations provinciales et territoriales et comptant plus de 60 000 aînés membres au Canada, le directeur général de la FAAFC, Jean-Luc Racine, explique que « ça fait deux ans qu’on pense à ce dossier », soit à l’initiative Ensemble pour le développement social des communautés francophones et acadiennes du Canada.

La trentaine de projets est ainsi lancée simultanément d’un bout à l’autre du pays. Ils sont intergénérationnels et touchent des secteurs précis : les personnes aînées et retraitées francophones, la jeunesse francophone, les femmes francophones et les personnes aidantes et les pare

nts francophones. « Ce sont des projets axés sur les services aux citoyens », explique M. Racine, mentionnant au passage que le projet sera générateur aussi de financement social déjà en cours.

Une initiative qui vise le long terme

Concrètement, sur le terrain, cela donne des activités comme des ateliers théâtraux ou des cafés-philo notamment « auprès des jeunes retraités pour stimuler leur implication en leur offrant des conférences comme sur la fin de vie assistée ou la lutte au terrorisme, liant clientèle cible et actualité » précise Yannick Freychet, directeur général de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), qui fait partie des organismes recevant une partie des 3,4 millions de dollars. De fait, la FAFA obtiendra 87 000 $ pour ses projets.

« L’entente, poursuit M. Freychet, avec Emploi et développement Canada, qui a été initiée par la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada, est exceptionnelle dans la mesure où elle reconnaît les compétences de nos organismes francophones en situation minoritaire, qu’elle encourage leur collaboration pour une période de temps prolongée (26 mois). » Un organisme comme la FAFA est plutôt habituée comme le souligne le jeune directeur à voir « l’érosion » de ses « financements récurrents, dont le montant n’a pas évolué depuis plus de 25 ans ».

En s’associant avec d’autres organismes d’envergure comme l’AFFC, le projet permet de ratisser plus large. C’est ainsi que parmi les 29 projets proposés, près du tiers touchera les femmes au sein d’organismes acadiens, franco-ontariens, franco-colombiens, franco-albertains ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador.

Ce qui semble plaire particulièrement à l’ensemble des acteurs du projet, « c’est que pour la première fois le gouvernement fait confiance à des organismes nationaux, qui, par la suite, distribuent au sein des organismes communautaires la subvention », comme le mentionne fièrement Amélie Champagne, agente de liaison à l’AFFC.